Lâcher prise en toute intensité

Lâcher-prise, un enjeu complexe indispensable

Cette étape de vie que nous traversons est une grande source d’observation et de réflexion pour moi. Pendant toute la période de « confinement », j’ai eu à cœur de rester centrée, de favoriser la communication avec mes proches et de beaucoup « lâcher-prise » afin d’être réceptive à l’émergence vitale. Comme vous, j’ai entendu tout et son contraire et j’ai fuit le cassandrisme aigu qui se répandait sur la catastrophe économique en cours, sur les mauvaises décisions du gouvernement, sans parler des complots les plus fantaisistes. Etre centrée, quel challenge ! Ecouter le minuscule murmure de sa voix intérieure qui parfois suggère absolument le contraire de ce que la logique voudrait. Et pour cela le secret est le lâcher-prise. Non pas un état qui se confondrait avec ramollissement intégral sous prétexte de réceptivité. Non. De mon expérience ce n’est

one sad woman sitting on the floor near a wall and holding her head in her hands

pas du lâcher-prise. Je n’ai pas la vocation à être un plat de nouilles trop cuites ! Je me souviens qu’au fil de ma quête, j’ai été initiée et j’ai pratiqué le « yoga du rêve » transmis par un maitre taoïste. Celui-ci avait fait une synthèse entre la tradition tibétaine et l’enseignement de Carl Gustav Jung. Au cours des moments de pratiques, nous dormions environ 4 fois par jour. Eh oui ! Nous faisons des siestes, mais conduites précisément pour rêver. L’enseignement est rigoureux et précis car c’était un gros travail au niveau de la conscience et il s’agissait de « programmer » une action de rêve tout en dormant profondément. Le maître disait qu’il s’agissait de « dormir comme un tigre », prêt à bondir et à s’engager dans une lutte au moindre signal, et non pas « dormir comme un chien ». Cette image ne m’a jamais quittée, des années plus tard. De mon point-de-vue, c’est cela le lâcher-prise : Un état de total abandon, de réceptivité totale mais de grande intensité.

Il y a quelques mois, j’ai été invitée à un colloque psychiatrique, organisé par le Docteur Dubois à Saujon. Au cours de toutes les recherches, interrogations et solutions évoquées par ces éminents médecins, le principe de « lâcher-prise » parcourait toutes les conférences comme le fil rouge qui permet d’aborder la plupart des pathologies psycho-neurologiques.

A cette réflexion d’aujourd’hui j’ai raccroché l’article que j’avais déjà publié sur ce sujet fin 2019. En le relisant, je m’aperçois qu’il peut encore être d’actualité.

La clé du contrôle ou le rôle de la sentinelle

On nous rebat les oreilles avec cette expression qui se présente comme le Graal du bien-être : « lâcher-prise », sorte d’injonction paradoxale sans laquelle aucune harmonie ne semble possible. Chacun semble savoir précisément de quoi il est question, sauf que sur le terrain les attitudes toutes faites, les déclarations idéales cachent mal une détresse de l’hyper-contrôle permanent et du besoin de donner le change . Manque de sommeil, burn out, et malaise diffus sont la cohorte des symptômes dont la clé est « ne pas lâcher le contrôle ». Alors, on fait du yoga, de la méditation, des thérapies de groupe ou individuelles, des séances de magnétisme ou d’hypnose, on prend des médicaments sans pouvoir réellement masquer que « on voudrait, mais fondamentalement on ne peut pas ! ». La sentinelle est toujours là qui nous verrouille dans une vigilance qui nous tient prisonnier.

man between hands resisting pressure

Evidemment ceci est une caricature. Un peu. Mon métier de thérapeute m’a amené à rencontrer tant de personnes en détresse à cause de cette impossibilité profonde de lâcher-prise que j’ai décidé d’approfondir ce sujet. J’ai eu la chance de rencontrer les docteurs Maurice Ortoz, Olivier Dubois et Boris Cyrulnic, psychiatres, de les entendre aborder ce sujet comme un vrai problème pas si simple à résoudre. Cela a ensemencé ma réflexion. J’ai ai intégré plusieurs éléments de ma propre expérience et j’en partage la synthèse avec vous aujourd’hui.

Pour autant, ne croyez pas qu’il n’y ait pas des gens qui lâchent vraiment prise et sont dans l’ouverture et la disponibilité totale. J’en ai rencontré. Moi-même, cela m’arrive également de temps en temps.

De quoi est-il question ? Le lâcher-prise concerne le corps autant que l’esprit. L’un ne va pas sans l’autre. Il ne s’agit pas de détendre simplement le corps, tous les muscles, la respiration, etc. pour parvenir à cet état si convoité. Le corps peut être sans aucune tension (c’est ce qui se passe lorsqu’on est anesthésié), mais le cerveau et les émotions peuvent être un champs de bataille en même temps. L’esprit doit être au diapason simultané de cette détente corporelle profonde. Pour nous gens du Spa, cela arrive lorsqu’on reçoit un soin holistique qui, en plus de provoquer une relaxation complète, Beautiful young woman enjoys massageapporte le sentiment d’unité de l’être. Cela arrive lors de la pratique du Yoga, du Taiji ou autre discipline de ce type-là. Mais attention ! Cela surgit toujours comme un état de grâce jamais gagné d’avance. Comme dirait Woody Allen : « On est vraiment détendu que lorsqu’on est mort ». Et humour mis à part, là est en fait une des clés de compréhension. La vigilance à tout prix a souvent pour ressort inconscient la résistance à cette petite mort à laquelle toutes nos cellules résistent. En même temps nous désirons intensément cet état salutaire et enviable de lâcher-prise et en même temps tout notre être s’y oppose. La difficulté est que cette attitude a peut être été installée à un moment de notre vie où elle s’avérait indispensable car nous traversions une expérience où la vigilance extrême était indispensable. Puis elle s’est installée de façon chronique, elle est devenue souffrance, créant un manque et à terme une pathologie avec tous les effets secondaires que nous connaissons, nous faisant perdre de vue l’origine de ce désordre. Le paradoxe est que nous développons une addiction à la souffrance ! Non seulement nous ne parvenons plus à lâcher-prise, mais nous devenons dépendants de ce contrôle qui nous réserve les pires conséquences et qui nous renvoie à la nostalgie de ce qui nous manque.

Comment faire ? Comment nous libérer alors que nous ne désirons que l’harmonie dans notre vie ? Nous savons que pour cela nous devons abandonner ce sacré contrôle, nous devons changer plus que nos habitudes. Il s’agit d’accepter de se perdre pour ré-enchanter sa vie. Alors …

Sommeil et lâcher-prise

Sans aller chercher les grandes maladies et les désordres les plus complexes du manque de lâcher-prise comme la dépression, le burn out ou simplement l’inconfort de la vie, un des symptômes les plus répandus est le mauvais sommeil. Difficultés d’endormissement, sommeil haché par trop de réveils nocturnes, insomnies chroniques, cauchemars, apnées du sommeil, autant de désordres qui témoignent de notre manque de lâcher prise afin de laisser notre corps et notre cerveau se reposer.

Le bon sommeil est plus qu’indispensable à la bonne santé et à l’équilibre. Lorsque nous dormons, nous reposons notre corps, laissons nos os, nos vertèbres retrouver leur hydratation interne, faisons en sorte que nos organes passent en mode YIN et

Tranquil scene of a woman sleeping on cloud

faisons confiance à nos muscles pour se régénérer par la non action, nous nettoyons toutes nos toxines. C’est la raison pour laquelle tout simplement un bon lit et la juste température dans la chambre participent à ce repos nocturne. Mais le plus important des bénéfices du sommeil est la réparation de tout l’être par le cerveau et le système nerveux. C’est lui qui est à l’œuvre, c’est lui qui va restaurer les télomères, ces petits filaments qui poussent au bout de l’ADN et qui permettent de vivre plus longtemps et mieux. Grâce à ce travail de repos pendant le sommeil, nous baissons vraiment le niveau de stress, nous renforçons notre immunité. C’est pendant le sommeil que l’hormone de croissance est sécrétée. Ceci étant très important pour les enfants et adolescents ! Eh oui ! C’est en dormant qu’on grandit. C’est tout simple, si on ne dort pas assez et avec une vraie qualité de sommeil, nous ouvrons la porte aux problèmes artériels et de mémorisation, à l’hypertension et à l’obésité.  Le sommeil est l’occasion de réinitialiser notre ordinateur intérieur. Il est évident que le sommeil a de nombreux lien avec le lâcher-prise. Le cerveau ne veut pas lâcher, nous savons maintenant que, contrairement aux idées reçues, il n’est pas le centre de la pensée. Les neurosciences l’ont démontré après Spinoza et Nietzche. Le cerveau est le centre de l’action. Il reçoit les sensations qui viennent du corps et qui vont l’informer et permettre d’agir. Le corps veille comme une sentinelle et donne l’ordre au cerveau de veiller également.

Or, si nous comprenons les effets du sommeil et du manque de sommeil, encore faut-il comprendre pourquoi certaines personnes ont tant de mal à bien dormir. Et cela concerne 54% des français ! Une chose est certaine, il est indispensable de se rééduquer à retrouver un vrai et bon sommeil et pour cela, lâcher-prise.

Traitements et méthodes

« Les somnifères n’existent pas ! » Lorsque j’ai entendu le docteur Lemoine, psychiatre et spécialiste des neurosciences, affirmer cela dans une conférence, j’ai cru à une plaisanterie. Sauf qu’il avait autour de lui à la tribune une cohorte de sommités en ce domaine particulier. Ils étaient tous d’accord ! Tous les somnifères sont des hypnotiques et des anesthésiants. Vous ne sentez plus rien mais vous n’êtes pas conscients que vous ne dormez pas. Et le matin vous avez une amnésie du sommeil. Vous ne savez même pas que vous n’avez pas dormi. Les personnes qui prennent régulièrement des somnifères ont davantage de risques d’infarctus ou de mort prématurée. Donc, que faire ? La mélatonine est une alternative intéressante. Un Seniorin macht Yoga im sommerlichen Gartenséjour  au centre thermal de Saujon, spécialisé dans les traitements psychosomatiques propose une véritable rééducation au sommeil en plus d’une gestion du stress. En dehors de cela, le Yoga, le Taïji donnent de très bons résultats ainsi que la méditation de pleine conscience, l’hypnose, le bodyscan. Et… Evitez les écrans en fin de journée.

J’ai découvert récemment un appareil qui me semble très approprié : le PSIO, le « yoga de l’esprit » que je vous invite à découvrir (www.psio.com). Il s’agit de lunettes qui combinent luminothérapie et relaxation incluant des lumières et des sons diffusés à des fréquences précises afin de produire des états de sommeil, la guérison de la fatigue chronique, de détente, de vitalité, etc.

Nos mains ne sont pas vides pour maitriser ces difficultés de sommeil.

Mais, en conclusion, nous en revenons à ce lien entre le sommeil, la détente, et le lâcher-prise. Nous gagnons toujours à dénouer les fils de notre histoire intime afin de désamorcer les leviers inconscients et les mécanismes qui ne veulent pas que nous lâchions quel qu’en soit le prix. Cette étape peut prendre du temps, donc trouvez d’abord la rustine qui va vous permettre de récupérer un peu puis, attaquez-vous au fond responsable de cet enfer !

Bon courage !

Zen stones row from large to small  in water with blue sky and peaceful landscape background.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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