Les grandes oubliées du Grand Œuvre
L’histoire de l’alchimie s’écrit souvent au masculin.
Les noms de Paracelse, Nicolas Flamel ou Fulcanelli viennent spontanément à l’esprit. Pourtant, dès les premiers siècles de notre ère, une femme apparaît comme l’une des grandes figures fondatrices de cette tradition : Marie la Juive, que Zosime d’Alexandrie qualifie d’« initiée par Dieu ».
À partir de cette constatation, Grégoire Brissé nous entraîne dans une enquête passionnante consacrée aux femmes qui, à travers les siècles, ont participé au Grand Œuvre. Un sujet rarement abordé et pourtant essentiel pour comprendre l’histoire de l’alchimie.

Au fil des pages, le lecteur découvre douze destins singuliers. Certaines furent reines, comme Catherine de Médicis ou Christine de Suède. D’autres évoluèrent dans les cercles savants de la Renaissance ou de l’Europe des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles. Toutes ont en commun d’avoir approché l’alchimie non comme une curiosité ésotérique, mais comme une véritable voie de connaissance.
L’ouvrage révèle également combien ces femmes furent souvent proches des sphères du pouvoir, de la science et de la philosophie. Plus discrètes dans les récits officiels, elles n’en ont pas moins contribué à transmettre une tradition qui dépasse largement la seule quête de la pierre philosophale.
Grégoire Brissé montre aussi que le féminin initiatique ne disparaît jamais complètement. Lorsqu’il semble absent de l’histoire, il réapparaît sous les traits des héroïnes des romans médiévaux, des Demoiselles magiques, des gardiennes du Graal ou des grandes figures symboliques qui peuplent l’imaginaire occidental. Une lecture passionnante qui fait dialoguer histoire, littérature et ésotérisme.
Un chercheur passionné par les maîtres de l’alchimie

Confronté très tôt à l’alchimie opérative, dès les années 1970, Grégoire Brissé a d’abord expérimenté le travail en laboratoire avant de consacrer plusieurs décennies à l’étude des textes des grands alchimistes. Auteur de nombreux ouvrages de référence, il s’attache à redonner leur juste place aux personnages parfois oubliés de cette tradition. Avec Les femmes alchimistes, il ouvre une voie de recherche originale en mettant en lumière celles qui furent longtemps restées dans l’ombre de l’histoire.
Pourquoi le lire ?
Parce que ce livre réhabilite des femmes dont la contribution à l’alchimie est restée largement méconnue. À travers leurs parcours se dessine une autre histoire du Grand Œuvre, plus nuancée, plus humaine et plus riche que les récits habituels. Une lecture passionnante pour tous ceux qui s’intéressent à l’alchimie, au féminin initiatique et aux grandes traditions de la connaissance.
Les femmes alchimistes- Grégoire Brissé – 18€ – Éditions Dervy
