Les bols tibétains qui chantent à notre âme

Une tradition initiatique de guérison et d’éveil de conscience

Les Spas ont intégré plusieurs soins qui sont d’origine initiatique ou chamanique sans parler des massages énergétiques venus de Chine, du Japon ou d’Inde qui impliquent une véritable compréhension de ce qu’est le Chi ou l’énergie vitale. Est-ce positif ou négatif ? Certainement les deux. L’essentiel étant d’être lucide sur les limites de ce que l’on fait, d’être honnête et intègre sur ce qu’on donne. Concernant les soins très connus dans les Spas, je citerais le « massage aux pierres chaudes » qui est un des soins les plus vendus dans le monde entier. Ce soin fait partie des initiations amérindiennes et est pratiqué pour la « quête de la vision » dans les Sweat Lodge ». Dans les Spas on fait chauffer des pierres de basalte dans une « marmite » d’eau chaude, on les pose sur le

Tibetan bowl

corps sur lequel elles diffusent une douce chaleur et on fait un massage qui, la plupart du temps, est basique. Quel hiatus ! Je préfère ne pas évoquer de surcroit, ce que j’ai vu tant de fois, les pierres trempant dans une eau grasse, parce qu’entre deux clients elles ne sont pas nettoyées à fond, ni re-magnétisées.

Dans ce cadre-là, les soins aux bols tibétains fleurissent à tout va depuis quelques années. Ces instruments sonores sont de magnifiques véhicules d’accès à des plans de conscience modifiés. On les appelle en général « Bols chantants tibétains » car c’est au Tibet qu’ils se sont développés plus de 2000 ans avant notre ère. On en retrouve quelques traces avant parmi les peuples nomades de l’Extrême Orient qui les auraient apportés dans les pays Himalayens. Ils faisaient partie de rituels chamaniques afin d’ouvrir la conscience des participants et les mettre en contact avec les plans les plus subtils. N’oublions pas c’était les  Bôn Po, peuple de croyance chamanique  qui habitaient cette région et ce, bien avant le bouddhisme. Petit rappel sur le chamanisme : Il s’agit d’une tradition orale.  Le  chaman qui a la fonction d’animer les cérémoniaux, tient ses pouvoirs d’une initiation spirituelle et d’une maitrise très exigeante des moyens. Pour aider les participants à entrer dans un état de transe favorable au transfert de la conscience, le chaman va utiliser des plantes psychotropes, des chants  hypnotiques ou des instruments de musique qui s’appuient sur des sons ou des rythmes (tambours, gongs, bols chantants, flute, chants, etc) . Ceux-ci influençant le rythme cérébral et les cloisonnements de la pensée logique pour donner accès à des plans plus subtils.

singing bowl on dark wooden background. Burning candles and oil for aromatherapy and massage..

C’est donc dans ce cadre-là que les bols chantants ont été développés. Au fil des siècles, leur usage a évolué et ils ont été intégrés dans les rituels bouddhistes, les cérémonies funéraires ou les prières afin de favoriser les états de méditation.

Leur son est fascinant car il s’ouvre et se déploie comme un vortex sonore très hypnotique. Sans aucun doute il est pénétrant et fait vibrer le corps jusqu’aux cellules, mais il apaise l’esprit et l’émotionnel créant un état d’unité, d’harmonie et de symbiose avec l’univers. Les bols chantants ont beaucoup été utilisés au fil du temps par les guérisseurs car ils mettaient le corps et l’esprit dans un état de paix et d’ouverture qui permettait des guérisons spontanées. Ainsi ces bols qui font partie d’une culture sacrée étaient maitrisés par des maitres, lamas ou guérisseurs. Ils sont arrivés en occident il y a environ 60 ans. Ils furent tout d’abord appréciés comme des antiquités sonores puis ils ont donné lieu à des vrais initiations pour des occidentaux qui ont suivi le chemin de la tradition et qui furent de vrais transmetteurs et enfin ils sont arrivés dans les Spas pour des soins énergétiques.

Une fabrication holistique

Les bols tibétains sont traditionnellement constitués de 7 métaux reliés à l’énergie des planètes et aux chakras. Autrefois il était compliqué de s’en procurer car la plupart du temps c’était des antiquités et qu’ils appartenaient aux temples. A partir de l’invasion du Tibet par la Chine, tout cela est devenu encore plus compliqué car les trésors religieux ont été cachés ou dispersés. La fabrication traditionnelle s’est maintenue au Népal, au Bouthan ou d’autres pays Himalayens. Mais devant la demande, il existe maintenant des fabrications industrielles avec fusion du métal et moulage. Le son n’est pas le même mais cela dépend de l’usage qu’on en fait. Pour certaines utilisations profanes et dénuées d‘une quête énergétique authentique, ils font l’affaire.

Revenons à la tradition pour comprendre en quoi les bols chantants sont particuliers. Ils sont forgés par des maitres forgerons venus d’Inde ou d’ailleurs, parfois hindouistes et parfois musulmans. C’est parmi les populations himalayennes qu’on trouve les meilleurs marteleurs de bol. Ensuite, les moines les intégraient dans leurs pratiques selon leurs besoins. Donc, les bols chantants sont constitués de sept métaux selon un pourcentage très précis déterminé selon le type de bol à réaliser. Les métaux sont

Tibetan singing bowl

chauffés, fondus et étalés comme une pate afin de former une galette ou un disque plat de la taille et de l’épaisseur désirées. Cette pâte est chauffée par le feu,  jusqu’à être incandescente puis martelée par trois ouvriers simultanément.  Le maitre forgeron fait tourner la galette et la remet souvent au feu pour qu’elle reste malléable. Puis, il plonge le bol incandescent dans l’eau froide, qui va ensuite subir le polissage, le grattage puis éventuellement un trempage dans un acide pour le patiner.

Donc, les bols Tibétains sont fabriqués à partir d’un alliage de 7 métaux en pourcentage précis correspondant aux 7 chakras. Cependant, les pourcentages de métaux peuvent varier légèrement d’un fabricant à l’autre tout en respectant les proportions et l’analyse de bols modernes révèle que souvent les 7 métaux sont à l’état de traces infinitésimales voire absents.

Voilà une idée des proportions des métaux pour les bols :

  • Or : 0,0001% Chakra coronal.Soleil ou Uranus
  • Argent : 0.002% Chakra du 3e œil. Jupiter
  • Mercure : 01% Chakra de la gorge. Mercure
  • Cuivre : 71,2% Chakra du cœur. Vénus
  • Etain : 28.5% Chakra du plexus solaire Lune
  • Fer : 3% Chakra sacré. Mars
  • Plomb : 0,001% Chakra racine. Saturne

Il arrive qu’il y ait quelques variantes d’attributions parmi les écoles. Celle ci est la plus répandue. Sur le principe vibratoire, chaque métal vibre selon sa nature et l’alliance des 7 constitue le son particulier du bol.

Les bols chantants dans les Spas

Globalement les spas se sont constitués à partir des traditions holistiques, d’autant plus que c’était la demande des clients. Donc, ils ont eu à leur disposition ces trésors propices à produire des sentiments d’unité de l’être. Il est évident que le spa est passé très soin pierre 1 7750 Arapidement d’une forme artisanale à celle de l’industrie qui ne privilégiait pas de prendre son temps pour mâturer formation et offre. C’est ainsi que les bols chantant tibétains sont arrivés dans les Spas. Parfois il s’agissait juste un « ding » au début ou la fin du soin comme on aurait pris une clochette, un carillon ou autre producteur de son. Cela ouvrait le rituel de soin. Cela n’était pas négatif car le son émet une vibration propice à la relaxation. Mais cela n’avait rien voir avec le potentiel vibratoire du bol. D’autres thérapeutes ont créés de vrais soins intégrant les bols chantants. Ce furent tous les soins où le praticien posait les bols sur différentes parties du corps ou autour de la personne et faisait sonner les bols en associant cela au massage ou non. Moi-même j’ai créé des protocoles de soins avec des bols tibétains. Cela va un tout petit peu plus loin car concrètement les bols font vraiment vibrer la personne et peuvent ouvrir des portes de l’harmonisation intérieure. Mais, soyons humbles et ne nous prenons pas pour des grands chamans ou des thérapeutes d’exception. Car, le son du bol ne lui est pas 651 Rafella et Galya Watsu 1intrinsèque. C’est toujours l’alliance entre l’instrument et le thérapeute. Tout repose donc sur la formation. Comment les praticiens sont formés pour utiliser avec tout le potentiel ces instruments de très haut niveau. Détendons-nous, soyons honnêtes et lucides sur ce que nous faisons. Par contre ne négligeons pas que ce sont des instruments puissants et que ce sont, toutes proportions gardées, des sortes de bombes. Pour exemple : Un jour je recevais un watsu (dans l’eau) avec des bols tibétains  par  Raffaela Rocca. C’était exceptionnel. Elle m’expliquait qu’il fallait une vraie formation car le fait d’être dans l’eau activait la mémoire préverbale et pouvait ouvrir la boite de Pandore des traumatismes. La personne pouvait décompenser, le thérapeute était démuni et souvent cela se terminait auprès d’un psychiatre ! Oui ! Donc prudence.

Néanmoins, il y aura toujours deux catégories de soins et de thérapeutes dans les Spas : ceux qui savent manier les approches holistiques et sacrés de très haut niveau qui ont été conçus dans des approches spirituelles ou initiatiques. Et ceux qui prennent ces mêmes instruments et les intègrent dans leur pratique pour produire de la détente. Rien n’est critiquable à condition de ne pas vendre quelque chose qu’on ne maitrise pas, car cela s’appellerait une imposture.

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