La conversion de Guillaume Portail de Bertrand Méheust

Changer le monde ?

Cher Père Noel

Comment parler des questions sociales et environnementales « en même temps », sans être ennuyeux et même plutôt en s’amusant ?

Pourrons-nous cette année aborder de vraies questions de notre temps, autour du dessert de Noël, sans déclencher des sourires condescendants ou l’animosité butée ? 

Voici peut-être une piste intéressante, jugez plutôt :

Qu’arriverait-il si l’homme le plus riche du monde décidait – on a le droit de rêver – de mettre son immense fortune au service du renversement du système destructeur dominant ?

C’est l’idée qui a présidé à l’écriture par Bertrand Méheust de « La conversion de Guillaume Portail », un récit imaginaire mettant en scène le célèbre informaticien milliardaire américain, mieux connu sous son nom anglais que chacun peut retrouver – si ce n’est déjà fait – avec un simple dictionnaire.

Le voilà donc qui comprend – pour des raisons qu’il vous reste à découvrir – la gravité de la crise dans laquelle s’enfonce un monde gouverné par la recherche du profit et de la croissance à tout prix, et qui décide d’employer tous ses efforts, d’abord en catimini puis à visage découvert, pour développer à grande échelle d’autres solutions et renverser le capitalisme.

Avec lui, l’agriculture biologique devient « l’agriculture normale », l’autre est appelée « agriculture toxique », la publicité est ringardisée, le bétonnage cesse et même recule, les jeunes peuvent acquérir des terres pour faire du maraîchage « normal », des armées de juristes s’emploient à paralyser la réaction des multinationales polluantes

Une tentative drôlatique de parler de choses sérieuses tout en s’amusant, de remettre joyeusement le monde à l’endroit en se moquant des faux-semblants de notre époque. Un objet littéraire improbable, inclassable, mais qui ouvre sans aucun doute une brèche psychologique dans le carcan idéologique qui nous écrase. 

Faut-il la puissance de l’argent pour renverser les forces de l’argent ? La question vaut en tout cas d’être posée ! On s’accommoderait sans doute bien mieux d’un milliardaire comme celui-là, ça changerait de la vulgarité et de la vénalité de ceux qui nous imposent aujourd’hui la destruction du monde et de la démocratie. De Davos au Wyoming et de Notre-Dame-des-Bruyères à la Beauce reconquise, on se prend même à rêver de voir cette épopée portée à l’écran.

Bonnes fêtes de fin d’année à vous toutes et tous, sans trop de gaspillages mais pleines de plaisirs, d’amitié et d’affection !

 

La puissance de l’argent contre le capitalisme !

Guillaume Portail de Kervasdoué, l’homme le plus riche du monde, descend d’une vieille famille aristocratique bretonne dont une branche a émigré aux États-Unis après la Révolution. Comme il a été élevé dans le mépris de l’argent et des affaires, la réussite de ses entreprises financières et industrielles accentue le décalage avec l’idéal familial, d’autant plus que ses actions humanitaires ne lui apportent pas l’apaisement recherché.

Au moment où commence le récit, plusieurs événements déstabilisent ce milliardaire dépressif. Fragilisé par le travail de sape de Maryvonne, sa fille cadette, écologiste et végane, il se rend en traînant les pieds au forum de Davos, où il est invité pour donner la conférence introductrice. Un long entretien avec un théoricien de l’écologie profonde achève alors de le convaincre qu’il est engagé dans une impasse. Après cette entrevue, il est secoué par une sorte d’expérience mystique : le chemin de Davos débouche pour lui sur une totale remise en question.

Guillaume Portail se convertit à la cause de la décroissance et décide de se servir de son immense fortune pour détruire le système qui l’a nourri. C’est la patrie de ses ancêtres qu’il choisit comme théâtre des opérations. Quand le pouvoir de Désiré Macrot comprend enfin ce qui se trame, il est déjà trop tard pour arrêter Portail, et la société entre en ébullition…

 

MeheustBertrand Méheust 

Il a été professeur de philosophie et est docteur en sociologie et membre du comité directeur de l’Institut métapsychique international.

Il se consacre à l’histoire de la parapsychologie et mène une réflexion épistémologique sur les tabous de la connaissance. Il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages.

 

https://libre-solidaire.fr
Editions Libre & Solidaire : 19,50 €

 

 

 

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