Dieu a un plan. Moi, j’ai une réunion à 14 heures. Jessica Mazencieux

Il y a des livres qui arrivent dans ta vie comme un massage californien.
Doux. Fluide. Relaxant.

Et puis il y a ceux qui débarquent comme un uppercut cosmique en pleine gueule entre deux rendez-vous Zoom.

Le livre de Jessica Mazencieux fait clairement partie de la deuxième catégorie.

Dieu a un plan, moi j’ai une réunion à 14 heures, c’est le genre de titre qui te fait déjà lever un sourcil.
Parce qu’on sait.
On connaît cette vie-là.
Cette vie où l’on court après le temps, après l’argent, après la validation, après le dernier sérum anti-fatigue… alors qu’on a surtout besoin d’une sieste, d’un câlin et d’un exorcisme.

Bienvenue dans la vie d’Ariane.

Ariane est publicitaire.
Donc elle vend du rêve toute la journée avec des slogans qui claquent.
Le problème ? Elle souffre d’une sorte de maladie mentale délicieusement absurde : la sloganite aiguë.
Chaque émotion. Chaque drame. Chaque mini burn-out se transforme instantanément en punchline marketing.

Et franchement ?
J’ai ri.

Rire nerveux.
Rire jaune.
Rire de reconnaissance.

Parce qu’entre nous, qui n’a jamais transformé sa propre détresse en storytelling LinkedIn ?

Ariane contrôle tout.
Ses horaires.
Ses dossiers.
Ses émotions.
Probablement même la météo.

Et puis… bam.

Une Voix débarque.

Une voix intérieure ?
Dieu ?
Son intuition ?
Une montée hormonale mystique ?

On ne sait pas trop.
Et c’est ça qui est bon.

Cette Voix s’incruste dans sa vie comme cette copine reloue mais brillante qui te dit enfin la vérité :
“Ma chérie… tu déconnes.”

Et là, tout craque.

Le vernis.
Le planning.
Les certitudes.
Le mascara waterproof.

Jessica Mazencieux réussit un truc assez jouissif : parler spiritualité sans encens, sans gourou sous ayahuasca, sans discours perchés à la con.

Elle te parle d’éveil intérieur avec humour.
Avec sarcasme.
Avec tendresse.

Et surtout avec cette sincérité brute qui fait mouche.

Ce roman, c’est un peu :

Eat Pray Love… mais sous caféine.
Bridget Jones… sous guidance divine.
Une thérapie… mais en moins cher et plus drôle.

J’ai aimé ce ton libre.
Ce ton qui gratte là où ça pique.
Qui appuie sur les contradictions modernes :

On veut s’aligner… mais avec du Wi-Fi.
On veut ralentir… mais après la réunion de 14 h.
On veut écouter les signes… mais seulement s’ils arrivent avant le prochain call.

Le monde de la pub, les routines familiales, les injonctions absurdes, le culte du “girl boss” épuisé… tout y passe.
Et c’est franchement délicieux.

Ce livre ne te donne pas une méthode miracle.
Pas de “5 étapes pour manifester ton âme sœur en buvant du matcha”.
Merci Seigneur.

Mais il pourrait bien te tomber dessus au bon moment.
Celui où ton corps fatigue.
Celui où ton âme gueule.
Celui où ta vie ressemble à un agenda Google sous cocaïne.

Et derrière les rires, il y a cette vraie question :

Ça, c’est le genre de phrase qui te poursuit pendant que tu fais tes courses chez Monoprix.

Alors oui.
J’ai aimé ce livre.

Parce qu’il est drôle.
Parce qu’il est intelligent.
Parce qu’il n’essaie pas de te convertir à quoi que ce soit.

Il te murmure juste :
“Et si tu t’écoutais un peu, bordel ?”

Et parfois… c’est exactement ce qu’on a besoin d’entendre.

Autrice indépendante, Jessica Mazencieux écrit comme on ouvre une fenêtre dans une pièce qui manque d’air.

Sa plume est vive.
Percutante.
Spirituelle sans blabla.
Drôle sans forcer.

Elle explore ce moment précis où l’on se demande :

“Attends… c’est ça ma vie ?”

Et rien que pour ça… merci Jessica.

✨ Drôle
✨ Spirituel
✨ Borderline thérapeutique
✨ Fort en chocolat
✨ Pas toujours digeste
✨ Mais sacrément bon

À lire si tu sens que l’univers essaie de te parler…
…mais que tu as activé le mode silencieux.

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