Florence Ansar, un engagement dans la beauté

Il est toujours passionnant, lorsqu’on rencontre quelqu’un qui semble avoir accompli son destin ou au moins que l’on sent stable dans sa place de femme autant que de professionnelle. Ma rencontre avec Florence Ansar est de ce type-là. Elle m’a confortée dans ma croyance que la vie a un sens, que quelque fois le destin trace un chemin tortueux. Ce n’est pas si simple d’en suivre le fil avec sincérité et authenticité.

Florence Ansar à ce jour est directrice de physiobell’, créatrice du concept de Neuro-esthéticienne, formatrice de programmes d’expertise beauté, et surtout accompagnatrice d’esthéticiennes qui suivent avec enthousiasme leur destin.

Quelle femme !

J’ai eu envie de vous faire découvrir les méandres de son destin car, en dehors de l’admiration qu’on peut avoir pour quelqu’un, cela peut nous renvoyer à notre propre destin et comment à travers les embûches, les tentations, les erreurs et les victoires, il nous conduit à notre place.

Tout a commencé pour Florence Ansar, par une enfance dans une famille d’intellectuels. Sa mère était institutrice, et pas professeur des écoles ! elle était engagée dans son enseignement et avec ses élèves. C’était une vraie vocation « à l’ancienne ». Son père historien d’art dans une ville du nord en tant que directeur des affaires culturelles. Sa passion étant le gothique flamboyant. Pour lui, il était inconcevable que ses enfants ne fassent pas d’études universitaires.

Elle nous raconte : « J’ai choisi la philosophie car à un moment de mon enfance, j’ai eu à vivre un événement très compliqué, j’en ai conçu une souffrance, une peur et une perte de sens de la vie. Pour m’en sortir ma mère m’a donné des livres spirituels et de philosophie à lire. Cela a très bien marché. Je me suis libérée de ma détresse. D’autant plus que je me suis investie dans les études de la Théosophie, mouvement syncrétiste en vogue à cette époque-là. Cela m’a fait retrouver mon ancrage à la vie et surtout l’ouverture à un sens qui me convenait. J’ai suivi tous les cursus de formation de ce courant philosophique. Et lorsque la question s’est posée de choisir une voie universitaire, j’ai choisi la philosophie que j’ai suivi jusqu’à la maitrise. »

« Parallèlement à cela, je me suis mariée et j’ai eu des enfants. Mon mari qui était kiné me propose de partager son cabinet en tant qu’esthéticienne. Du coup je passe mon CAP d’esthétique et je me spécialise dans la minceur. Je travaillais beaucoup et cela a très bien marché. Très rapidement j’ai eu besoin de m’agrandir et de recruter. J’ai ouvert un second salon d’esthétique. Tout cela faisait beaucoup de travail et de surmenage. J’étais animée par une passion « rendre les femmes heureuses parce qu’elles se sentaient belles »

Mon corps était en miettes et j’ai dû m’arrêter, j’ai divorcé et j’ai pris un break de réflexion sur ma vie. »

« Je suis une passionnée de connaissance. J’ai commencé des études de neurosciences, PNL (programmation Neurolinguistique) coaching, neurobiologie, et je continue toujours à me former. C’est une passion. En ce moment, j’étudie la théorie poly-vagale qui me sert beaucoup dans mon avancement de méthodes pour les esthéticiennes. Les femmes et leur chemin d’épanouissement à travers la beauté me passionnait toujours.

C’est ainsi que j’ai créé le concept de Neuro-esthéticienne qui permet de faire un diagnostic très complet y compris sur les émotions et les empreintes bloquantes et ensuite de traiter plus efficacement les besoins de la cliente. J’ai lancé une formation en un an »

On peut se demander comment on devient formatrice de façon aussi complète ? car il est évident que nous ne sommes pas dans ce catalogue pléthorique que proposent certaines formatrices de nos jours. Florence Ansar tient une voie et une seule qu’elle approfondit de plus en plus à chaque étape. Elle veut transmettre plus un état d’être, une vision de la vie que des techniques. Elle s’adresse davantage au destin et à l’âme de chacune de ses élèves qu’à leur besoin de se rassurer en pratiquant à la chaine des massages dont elles ne connaissent que des gestes.

Un jour une de ses amies lui demande de l’aider dans la pratique de la minceur. Du coup elle commence à expliquer comment faire un bilan, comment suivre une cliente en minceur et alors tout s’est enchainé.

Elle explique « Je me suis dit il faut que je leur apprenne à travailler sur l’estime de soi de la cliente, sur l’image de soi. Et je me suis rendu compte qu’elles n’avaient pas les outils. Et donc j’ai dit : allez, je vais le faire, je vais leur apprendre. » C’est ainsi que tout a commencé. Elle a amené des outils de coaching motivationnel, elle aborde tout de façon que les esthéticiennes puissent accompagner leurs clients sur des thèmes spécifiques. Elle a fait des liens sur les problématiques de l’image de soi, et ce qu’on peut apporter comme outil pour l’aider. Elle a structuré les outils de coaching, qui sont très puissants, pour développer cette nouvelle corde à leur arc.

Parallèlement à ses formations, elle organise un grand colloque par an : il y a 2 ans sur la ménopause, cette année sur la minceur et celui de l’an prochain est déjà à l’étude en réflexion.

En résumé Florence Ansar conclut :« Ce qui compte pour moi, c’est de rendre les femmes heureuses, de les reconnecter à leur beauté intérieure, extérieure et d’être heureuses et fière d’être une femme et de ne pas avoir à se cacher. Je ressens que la personne parfaite pour les aider dans ce projet c’est l’esthéticienne qui contribue à reconnecter la personne à son être intérieur. Moi, je vois le métier comme ça, très clairement. J’ai vraiment besoin de ce lien qui me nourrit vraiment profondément. Je pense que c’est pour ça que suis passé à l’enseignement»

En conclusion : Sentir l’appel de son destin et avoir le courage de ne pas fermer la porte malgré les difficultés. Le métier d’esthéticienne experte est vraiment une très belle voie.

Pour tout renseignement :

Laisser un commentaire